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 Rapport final 2003 A, - - Rapport final 2003 B

 

Vous trouverez les résultats de l'enquête sur la publication de revues ethnologiques à l'adresse suivante :
 >> http://www.mae.u-paris10.fr/recherche/benquete1.htm


:: Evaluation quantitative de la recherche en Sciences humaines et sociales ::

Hors des Sciences humaines et sociales (SHS), les chercheurs ont pris l’habitude de publier principalement en anglais et dans des revues à visibilité internationale. Ils savent donc reconnaître facilement les revues scientifiques, c’est-à-dire les revues où publier leurs recherches. Dans nos disciplines, en SHS, les choses sont, souvent, plus floues. Et pourtant, tous les chercheurs en SHS estiment, avec une belle unanimité, qu’aucune base documentaire existante ne contient tous les périodiques scientifiques de leur discipline. Quelle parade mettre en place ?

Le champ de l’évaluation quantitative de la recherche française en SHS est plutôt vierge. On se borne donc généralement à critiquer les bases SHS de l’ISI (Institute for Scientific Information), à dire qu’elles sont inadaptées au contexte français, défectueuses, critiquées par les Américains eux-mêmes. Mais aucune parade n’est envisagée. Je pense que l’évaluation quantitative de la recherche dans ces domaines de la connaissance est possible, à condition que la méthode suivie remplisse, de façon stricte, certains critères de qualité (il faut en particulier qu’elle soit consensuelle, publique, révisable...). Et à condition, bien sûr, que cette évaluation ne soit pas hégémonique.

Bien loin de constituer un handicap, l’absence de listes fiables de périodiques scientifiques constitue donc une chance pour nos disciplines.

Ma méthode consiste à croiser les bases qui font autorité, lister les titres de revues qu’elles contiennent, et à demander, de façon large, à chaque communauté, et non à quelques experts, ce qu’elle en pense. La scientificité de la revue est alors définie ainsi : est scientifique la revue qui est jugée telle par la communauté.

Cette méthode constitue un repérage valorisant de la recherche. Ce qui ne signifie pas pour autant que les revues interdisciplinaires sont écartées, ou que celles qui ne sont pas répertoriées dans ces listes devraient disparaître. En effet, certaines de ces revues non répertoriées comme revues scientifiques de recherche sont des " camps de base " pour les jeunes chercheurs, d’autres revues rassemblent des matériaux indispensables pour les recherches à venir, d’autres encore valorisent des recherches déjà réalisées. Chaque revue joue sa partie, et les revues de vulgarisation ont aussi leur pupitre à tenir, la vulgarisation en SHS méritant d’ailleurs une place bien plus importante que celle qu’elle occupe dans le concert de la recherche.

Cette méthode devrait permettre de repérer les chercheurs actifs, les fronts de recherche, les domaines de recherche en jachère... Mais ce n’est pas une fin en soi. C’est un critère quantitatif parmi d’autres critères, quantitatifs ou pas. C’est l’une des bases des jugements qualitatifs par les pairs. Lorsque les communautés de chercheurs étaient peu nombreuses, refermées sur elles-mêmes et économes, l’évaluation pouvait être simple et rapide. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

J’ai déjà établi (et testé) des listes en Sciences de l’information et de la communication, en Science politique, en Anthropologie-Ethnologie, en droit, en Sciences de l’éducation. Je prépare les listes de Sociologie, d’Histoire de l’art. D’autres sont sur les rails... Ce travail, à mes yeux, présente les avantages suivants :

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