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Langage et Cognition Sociale

Présentation

La thématique principale de recherche s’inscrit dans l’axe « Langage et Cognition Sociale » de l’équipe PsyCom. Plus spécifiquement, un intérêt est porté aux biais langagiers intergroupes (LIB) utilisés dans la communication, et ceci en référence au modèle de la distorsion linguistique intergroupe de Maass, Salvi, Arcuri & Semin (1989). Celui-ci prédit que les comportements désirables de l’endogroupe (vs exogroupe) et les comportements indésirables de l’exogroupe (vs endogroupe) sont décrits en des termes plus abstraits (vs concrets).

Les LIB sont étudiés (1) en réception, c’est-à-dire, au regard des effets qu’ils produisent par exemple, sur les attributions causales, la mémorisation (Girard & Burguet, 2004 ; Burguet & Girard, 2006, 2007, 2008, Girard & Burguet, 2009) et (2) en production quand il s’agit de montrer leur existence dans les discours naturels (Burguet & Girard, 2008 ) ou de comprendre les implications cognitives de leur utilisation ; ici analysées en termes de faible allocation de ressources (Girard, 2010).

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Girard, 2010

Contribution, démarche, méthodologie

Les LIB en tant qu’indicateurs langagiers des relations intergroupes sont largement présents dans les discours naturels. L’analyse de corpus de titres de presse portant sur la coupe du monde de football 2006 (Burguet & Girard, 2008) conforte en effet le modèle et montre que les participants français préfèrent un titre abstrait (vs concret) pour décrire les victoires de l’équipe de France (vs de l’équipe adverse) et un titre concret pour les défaites des deux équipes. Nous montrons dans une autre étude (Girard & Burguet, 2009) que la manipulation des LIB dans le discours a également un fort impact sur la façon dont les destinataires se souviennent de l’information et sur les jugements qu’ils produisent notamment lorsqu’ils sont défavorables à l’endogroupe et donc susceptibles d’évoquer une menace identitaire. Dans une dernière étude, nous supposons que le recours à une forte abstraction linguistique relèverait d’un motif plus cognitif par lequel, les individus en cas d’effort important, développeraient une heuristique de communication peu coûteuse (Girard, 2010). Nous montrons en effet au travers de différentes situations liées à la production de discours que lorsque le coût de production est fort, les participants utilisent davantage l’abstraction.

Collaboration et diffusion

Types de projets ou Projets réalisés

En marge des travaux appliqués visant à la conception d’un outil automatique d’évaluation des compétences communicationnelles en Français Langue Etrangère (projet dirigé par Pascal Marchand en partenariat avec le Pôle Européen, l’UPS et la société ACETIC - logiciel TROPES ), il est actuellement envisagé de poursuivre un travail d’analyse discursive initié à partir de corpus existants (Marchand, Girard, Martinez, 2005). L’objectif est de diagnostiquer à l’aide d’une grille précédemment élaborée à partir de ces corpus et de la littérature, les erreurs types (linguistiques, sémantiques, discursives et communicatives) pouvant être caractéristiques des différents niveaux d’expertise.

Compétences extérieures utilisées ou requises

Compétences dans l’utilisation de logiciels d’analyse de discours (TROPES) et de traitements statistiques (par exemple, Statistica)

Valorisation transférable ou application

Les applications possibles relèvent de compétences appartenant aux domaines de la psychologie sociale de la communication et de la psycholinguistique : (1) Analyse du langage et des processus liés à la compréhension, mémorisation et production du discours (2) méthodologie d’enquête (entretien qualitatif, biais de questionnement, etc.) ; (3) la communication persuasive ; (4) analyse de la communication verbale (interactions individuelles et groupales) et non verbale (gestualité, mimiques et émotions) ; (5) analyse des médias écrits ( les contrats de communication).

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